de la religion à la science dans l'économie de la connaissance
J'ai lu récemment un livre fondamental appelé "Et l'homme créa les dieux" de Pascal Boyer, anthropologue français. Ce livre a radicalement changé mon esprit, et ce de plusieurs manières.
Je suis un indécrottable athé, et je refuse de croire en quoi que ce soit. C'est important de le dire pour ne pas polluer mon discours avec vos interrogations "est-il croyant ?" etc.
Ce livre est literralement une bombe !! Et je suis heureux qu'il ait été écrit aux états-unis par un chercheur français, c'est le plus beau symbol que je pouvais imaginer. Je recommande TRES vivement la lecture du livre avant de finir cet article !
D'une certaine manière, on peut tirer de ce livre que les idées circulent au gré des échanges, et que l'on répète beaucoup ce que l'on a entendu. Or nous ne sommes pas des machines et nous ne répétons pas "bêtement" ce que nous entendons, mais nous "assimilons" ce que nous avons entendu, et nous "ennonçons" ensuite ce que nous en avons compris.
En somme une "idée" est diffusée à travers un homme en étant modifié. Une idée religieuse est une idée qui à certaines caractéristiques (cf le bouquin). Or quelles sont les idées religieuses en "vogue" ? Celles qui sont apparues au hasard d'une déformation et qui continuent à circuler, quasiment inchangées.
Une idée qui se transmet vite et sans quasiment de modification, est une idée qui va se propager vite, et loin, et longtemps. Les idées religieuse qui sont arrivées jusqu'à nous sont de celles-là.
Nous appelerons Point Fixe, une idée qui se transmet inchangée de bouche à oreille.
Il est intéressant de noter que l'ensemble des idées qui forment point fixe, ET qui circulent, peut être considéré comme la mémoire collective.
Cette mémoire collective peut être "localisé" dans le cerveau des humains qui la porte, et même mieux, dans l'espace cognitif de ceux-ci. Autrement dit, lorsque j'ai compris quelque chose d'important, j'ai réussi à faire tourner un programme nouveau dans mon cerveau. Il est important que j'utilise cette compréhension nouvelle, certes, mais également que je m'assure de la plus grande diffusion possible pour cette "comprennette". Je vais donc essayer de l'expliquer autour de moi. Mon entourage se chargeant de le diffuser à son tour etc.
Autrement dit, en ayant compris (même modestement) la théorie de la gravitation de Newton, je suis UN des octets qui servent à stocker, pour le compte de l'humanité, la théorie de Newton dans la mémoire collective. C'est important pour le progrès de la science, je crois que c'est important pour le progrès de l'humanité.
Et internet dans tout ça ?
D'abord internet est fiable, ce qui veut dire que ce que j'ai écrit une fois, je vais devoir l'assumer pour toujours.
C'est pas nouveau, et c'est pas révolutionnaire. Un auteur de livre est lue de la même manière par des millions de lecteurs dans le temps. On pourrait s'imaginer que cela introduit une notion nouvelle, du genre, "idée difficile à exprimer mais facile à assimiler", mais au final, elle ne touchera que les quelques lecteurs du livre, les auditeurs de rang 0, qui sont bien moins nombreux que ce de rang 1 etc... Le livre peut alors être vu comme une plateforme de lancement d'une idée, mais la forme la plus représenté sera celle sous laquelle elle va le mieux se transmettre. En conséquence, les mail, sms et tout le toutim sont autant de nouvelle plateforme de lancement d'idées nouvelles (la plateforme pas les idées), mais ça ne constitue pas en tant que tel un nouveau support pour la mémoire collective.
En revanche, les blogs sont un phénomènes bien plus intéressant de ce point de vu. En effet, les lecteurs d'un blog en comprennent quelque chose, et s'en inspire pour le transmettre dans leur propre blog. Il y a donc une forte déformation (d'autant plus forte que l'écrit déforme plus que l'oral qui permet de s'assurer de la bonne compréhension de l'auditeur), en même temps qu'une démultiplication colossale du nombre d'auditeur (sauf pour moi ... mais bon !).
En ce sens, les blogs sont un formidable doppeur de mémoire collective. Il devrait donc être urgent que les scientifiques de tous les pays s'emparent de cet outils, et publie sur leurs "blogs" les découvertes qu'ils font. Les jeunes chercheurs s'abonneraient aux blogs des personnalités éminentes (qui aurait un auditoire plus grand encore que celui des publis scientifique que tout le monde écrit et que peut lise). Les idées seraient diffusées plus vite. les commentaires et les track-back pourraient servir à la validation scientifique par les pairs (bien que le mécanisme reste à inventer).
Je suis un indécrottable athé, et je refuse de croire en quoi que ce soit. C'est important de le dire pour ne pas polluer mon discours avec vos interrogations "est-il croyant ?" etc.
Ce livre est literralement une bombe !! Et je suis heureux qu'il ait été écrit aux états-unis par un chercheur français, c'est le plus beau symbol que je pouvais imaginer. Je recommande TRES vivement la lecture du livre avant de finir cet article !
D'une certaine manière, on peut tirer de ce livre que les idées circulent au gré des échanges, et que l'on répète beaucoup ce que l'on a entendu. Or nous ne sommes pas des machines et nous ne répétons pas "bêtement" ce que nous entendons, mais nous "assimilons" ce que nous avons entendu, et nous "ennonçons" ensuite ce que nous en avons compris.
En somme une "idée" est diffusée à travers un homme en étant modifié. Une idée religieuse est une idée qui à certaines caractéristiques (cf le bouquin). Or quelles sont les idées religieuses en "vogue" ? Celles qui sont apparues au hasard d'une déformation et qui continuent à circuler, quasiment inchangées.
Une idée qui se transmet vite et sans quasiment de modification, est une idée qui va se propager vite, et loin, et longtemps. Les idées religieuse qui sont arrivées jusqu'à nous sont de celles-là.
Nous appelerons Point Fixe, une idée qui se transmet inchangée de bouche à oreille.
Il est intéressant de noter que l'ensemble des idées qui forment point fixe, ET qui circulent, peut être considéré comme la mémoire collective.
Cette mémoire collective peut être "localisé" dans le cerveau des humains qui la porte, et même mieux, dans l'espace cognitif de ceux-ci. Autrement dit, lorsque j'ai compris quelque chose d'important, j'ai réussi à faire tourner un programme nouveau dans mon cerveau. Il est important que j'utilise cette compréhension nouvelle, certes, mais également que je m'assure de la plus grande diffusion possible pour cette "comprennette". Je vais donc essayer de l'expliquer autour de moi. Mon entourage se chargeant de le diffuser à son tour etc.
Autrement dit, en ayant compris (même modestement) la théorie de la gravitation de Newton, je suis UN des octets qui servent à stocker, pour le compte de l'humanité, la théorie de Newton dans la mémoire collective. C'est important pour le progrès de la science, je crois que c'est important pour le progrès de l'humanité.
Et internet dans tout ça ?
D'abord internet est fiable, ce qui veut dire que ce que j'ai écrit une fois, je vais devoir l'assumer pour toujours.
C'est pas nouveau, et c'est pas révolutionnaire. Un auteur de livre est lue de la même manière par des millions de lecteurs dans le temps. On pourrait s'imaginer que cela introduit une notion nouvelle, du genre, "idée difficile à exprimer mais facile à assimiler", mais au final, elle ne touchera que les quelques lecteurs du livre, les auditeurs de rang 0, qui sont bien moins nombreux que ce de rang 1 etc... Le livre peut alors être vu comme une plateforme de lancement d'une idée, mais la forme la plus représenté sera celle sous laquelle elle va le mieux se transmettre. En conséquence, les mail, sms et tout le toutim sont autant de nouvelle plateforme de lancement d'idées nouvelles (la plateforme pas les idées), mais ça ne constitue pas en tant que tel un nouveau support pour la mémoire collective.
En revanche, les blogs sont un phénomènes bien plus intéressant de ce point de vu. En effet, les lecteurs d'un blog en comprennent quelque chose, et s'en inspire pour le transmettre dans leur propre blog. Il y a donc une forte déformation (d'autant plus forte que l'écrit déforme plus que l'oral qui permet de s'assurer de la bonne compréhension de l'auditeur), en même temps qu'une démultiplication colossale du nombre d'auditeur (sauf pour moi ... mais bon !).
En ce sens, les blogs sont un formidable doppeur de mémoire collective. Il devrait donc être urgent que les scientifiques de tous les pays s'emparent de cet outils, et publie sur leurs "blogs" les découvertes qu'ils font. Les jeunes chercheurs s'abonneraient aux blogs des personnalités éminentes (qui aurait un auditoire plus grand encore que celui des publis scientifique que tout le monde écrit et que peut lise). Les idées seraient diffusées plus vite. les commentaires et les track-back pourraient servir à la validation scientifique par les pairs (bien que le mécanisme reste à inventer).
