La licence Naïve
Mais, la rémunération des "auteurs" n'est pas incompatible avec l'immatériel (ou du moins, la propriété n'est pas le seul moyen de rémunérer les auteurs.
Pour cela il faut accepter que la seule forme de licence acceptable dans un monde duplicable est la licence style GPL, apache etc. (dans cette discussion la différence entre GPL et LGPL n'a pas d'incidence). Sous le vocable GPL je parle aussi bien de creative commons, que de droits musicaux/vidéo. La transposition à chaque "type" de fichier est à adapter.
Enfin, le nerf de la guerre, ce qui "correspond" à la masse, dans le monde réel, c'est bien évidement la "mémoire", toutes les mémoires (disque dur, mémoire vive, flash etc.)
Il faut donc taxer l'octet,pas le prix de vente, mais l'octet. Le prélèvement se fera donc en fonction du volume que l'on consomme dans le virtuel. Les gens qui n'ont pas d'ordi, n'utilisent pas d'ordi, et ne dépendent pas de l'utilisation d'ordi, ne seront pas taxé (des comme ça il ne doit plus vraiment en exister).
La redistribution? C'est comme les pubs pour un site perso. Chaque personne peut créer une fichier sous licence. Il peut distribuer son fichier avec sa licence.
Toute personne qui utilise ce fichier doit "inclure" cette licence dans la licence de sa production personnelle ( c'est libre et gratuit), et cette personne doit également "valider" sa licence.
Inclure et valider, sont les deux étapes fondamentales du mécanisme que je propose.
Nous allons prendre deux exemples pour comprendre:
Dans le monde du logiciel, le mécanisme d'inclusion correspond au fait que l'on réutilise un produit dans son propre produit. C'est légal, et dans la licence Apache par exemple, c'est assorti de l'obligation de signaler que le produit utilise des briques d'Apache. Jusque là rien de choquant, on est dans le mécanisme de l'open source.
La validation de la license, consiste à pour un "utilisateur" final à "consommer" un point de cette licence. Cette consommation est gratuite, il n'y a donc pas de freins à ce que les utilisateurs valident leur licence. Chaque licence, fait donc l'objet d'un "compteur" de validations. C'est sur cette base que va se faire la redistribution.
Dans le monde de la musique, comme second exemple, l'inclusion d'une licence se fait à chaque remix, aujourd'hui, et pourquoi pas l'inclusion des logiciels qui ont permis d'écrire le morceaux de musique (tout cela étant rendu transparent).
La validation peut se faire chaque fois qu'un processeur joue le morceau.
Restent encore des questions en suspens : comment gruger le système, ou quelle police faut-il mettre en place?
Et comment comparer une validation d'un morceaux de musique avec le lancement d'un logiciel ?
A venir